Grands espaces, chevaux blancs, taureaux noirs et flamants roses : la Camargue, plus grand delta d'Europe occidentale, commence à moins de 40 minutes du domaine. Là où le Rhône se sépare en deux bras pour rejoindre la mer, s'étend un monde à part — étangs, rizières, salins et marais à perte de vue.
Un territoire qu'on explore au rythme du vent et des oiseaux. Voici comment en saisir l'essentiel, du lever des flamants aux plages sauvages.
La Camargue est avant tout un sanctuaire pour les oiseaux — l'un des plus importants d'Europe. Le parc ornithologique du Pont de Gau, près des Saintes-Maries, permet d'approcher flamants roses, hérons, aigrettes et rapaces depuis des sentiers en bois aménagés — parfait avec des enfants et accessible en poussette. C'est le meilleur endroit pour voir les flamants de près, en toute saison.

Tout autour, les étangs, les rizières et les salins d'Aigues-Mortes, dont les eaux se teintent d'un rose spectaculaire au fil de la saison — la couleur vient d'une micro-algue, la même qui nourrit les flamants et leur donne leur teinte. C'est aussi de là que vient la fleur de sel récoltée à la main.
Village de pêcheurs blotti autour de son église-forteresse, les Saintes-Maries sont le cœur culturel de la Camargue. Chaque 24-25 mai, le grand pèlerinage gitan y rassemble la communauté autour de Sara, dans une ferveur unique en France — un moment fort, mais très fréquenté.
Cité fortifiée voulue par Saint Louis au XIIIᵉ siècle comme port de départ pour les croisades, Aigues-Mortes a conservé des remparts intacts que l'on parcourt sur le chemin de ronde, avec la Tour de Constance pour point d'orgue. La vue plonge sur les salins roses et la plaine. Le centre, quadrillé de ruelles, vit de boutiques et de terrasses.

Pour comprendre la région, rien ne vaut une visite de manade, ces élevages de taureaux et de chevaux menés par les gardians. Beaucoup proposent un safari en 4×4 au cœur des terres, une promenade à cheval entre étangs et marais, ou une journée avec démonstration de tri du bétail (la ferrade) suivie d'un repas camarguais — gardiane de taureau et riz de Camargue. C'est l'expérience qui marque le plus les familles, et la plus authentique.
La course camarguaise, où des raseteurs tentent d'attraper des attributs fixés aux cornes du taureau (qui ressort vivant et fêté de l'arène), se vit dans les arènes des villages tout l'été — gratuite ou presque, et très différente de la corrida.
Des kilomètres de sable sauvage : l'Espiguette et Beauduc pour les grands espaces battus par le vent, Le Grau-du-Roi pour les familles (avec son Seaquarium et son port animé). On explore aussi à vélo le long de la digue à la mer, en kayak sur les canaux, ou en bateau-promenade au départ des Saintes-Maries pour voir le delta côté eau.

Notre journée type depuis Le Mas ou Les Angles : le matin, parc du Pont de Gau quand les oiseaux sont les plus actifs, puis les Saintes-Maries pour flâner et déjeuner face à la mer. L'après-midi, au choix : Aigues-Mortes et ses remparts, ou une plage sauvage si la météo s'y prête. Et pour une journée plus immersive, on remplace tout ça par une demi-journée en manade (safari + repas) — c'est ce qu'on recommande pour une première fois.
Toute l'année au parc du Pont de Gau, avec un pic au printemps. Le matin, ils sont les plus actifs et la lumière est la plus belle.
Idéale : parc ornithologique, plages, balades à cheval et manades plaisent à tous les âges. Voyez notre guide famille.
Une journée pour l'essentiel (Pont de Gau + Saintes-Maries + Aigues-Mortes), deux pour ajouter les plages et une manade.
Oui : les plages du Grau-du-Roi (familiales et surveillées) et l'Espiguette (sauvage). L'eau est peu profonde et chaude l'été.
Plusieurs manades ouvrent aux visiteurs sur réservation : safari en 4×4, balade à cheval ou journée gardian. Réservez la veille en haute saison.