Huile d'olive, vins de soleil, marchés provençaux : ici, la table fait partie du voyage. On loge au point de rencontre de trois terroirs — les Costières de Nîmes, la vallée du Rhône et les Alpilles — soit l'un des plus beaux garde-mangers de France.
Voici de quoi composer un beau panier, trouver les domaines à visiter et rapporter les bons produits à la maison, à deux pas de chez nous.
Les marchés rythment la semaine en Provence. Les Halles de Nîmes (tous les matins) sont le rendez-vous incontournable, une halle couverte où les habitués prennent le café au comptoir entre deux étals. Beaucaire, Tarascon, Saint-Rémy et Avignon ont aussi leurs marchés de plein air, colorés et odorants — repérez les jours, ils tournent dans la semaine.

La brandade de Nîmes (morue émulsionnée à l'huile d'olive, une institution locale), le pélardon (petit chèvre AOP des Cévennes), les olives Picholine et la tapenade, les croquants Villaret (le plus vieux biscuit de Nîmes) et le caladon, biscuit au miel et aux amandes. De quoi improviser un apéro provençal sur la terrasse, avec un verre de Costières bien frais.
On est en plein pays de vignes, et la diversité est rare : à moins d'une heure, vous passez de la garrigue aux galets roulés du Rhône.

La Provence, c'est aussi l'or vert. Tout près, la Vallée des Baux produit une huile d'olive AOP réputée, et les moulins se visitent — l'occasion de comprendre la différence entre une olive de bouche et une olive à huile, et de repartir avec un bidon de l'année. Sur les marchés, goûtez avant d'acheter : du fruité vert puissant au fruité mûr tout en rondeur, il y en a pour tous les plats.
Au fil des saisons, la lavande (mi-juin à mi-juillet), les tournesols (juillet) et les vignes (rousses à l'automne) habillent les paysages. De belles raisons de prendre la route des villages perchés, des moulins à huile et des caveaux — appareil photo en bandoulière.
Pour ceux qui veulent vivre le terroir plutôt que le survoler : samedi matin, marché (les Halles de Nîmes ou le marché de Saint-Rémy), on compose le panier du midi. Samedi après-midi, cap sur Tavel ou Lirac pour deux ou trois caveaux et une dégustation. Dimanche, un moulin à huile dans la Vallée des Baux le matin, déjeuner dans un village perché, et retour tranquille par les vignes. Le tout se cuisine et se savoure sur la terrasse de la maison — c'est tout l'intérêt de loger en gîte plutôt qu'à l'hôtel.
Aux Halles de Nîmes, à quelques minutes à pied — ouvertes tous les matins, y compris le dimanche.
Souvent oui en Costières, Tavel et Lirac, l'après-midi, pour les caveaux ouverts. Pour Châteauneuf-du-Pape, Gigondas et les petits vignerons, mieux vaut appeler la veille.
La brandade de morue, sans hésiter — à déguster sur place ou à rapporter en bocal des Halles.
De mi-juin à mi-juillet selon l'altitude et la météo. Les plus beaux champs sont sur le plateau de Valensole, plus à l'est, pour une grande excursion.